CSPI Press Release - Canada

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le 10 juin 1997

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LES EXPERTS EN MATIÈRE DE SANTÉ ET DE CONSOMMATION DEMANDENT QUE L’INFORMATION NUTRITIONNELLE APPARAISSENT SUR TOUTES LES ÉTIQUETTES DES PRODUITS ALIMENTAIRES

Les organisations des professionnels et des consommateurs ont indiqué aujourd’hui à Santé Canada qu’une information nutritionnelle complète sur toutes les étiquettes des produits alimentaires est une nécessité de santé publique.

Selon Monique Julien, professeure de nutrition à l’université de Montréal, “l’étiquetage des produits alimentaires est une arme essentielle dans la lutte du Canada contre les maladies liées au régime alimentaire, y compris les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le carie dentaire, et le diabète.” “Le manque d’information nutritionnelle rend difficile la tâche des consommateurs à suivre les conseils de limiter leur consommation de matières grasses, du sucre et du sodium.”

Aujourd’hui, dans une conférence de presse à Ottawa, les experts en matière de nutrition et de consommation ont publié un rapport de 23 pages intitulé Demande de Réforme de L’étiquetage des Produits Alimentaires. Le rapport recommande que l’information nutritionnelle soit:

  • fournie pour tous les principaux éléments nutritifs sur toutes les étiquettes de produits alimentaires en français et en anglais;

  • présentée dans un format facile à lire et à comprendre;

  • basée sur des portions standardisées pour que les consommateurs puissent comparer facilement des marques variées d’un produit en particulier;

  • présentée d’une manière à aider le consommateur à déterminer si le produit alimentaire est à teneur élevé ou à faible teneur en un élément en particulier et comment peut-on intégrer une portion normale dans un régime quotidien sain.
Ce rapport a été rédigé par le Centre for Science in the Public Interest (CSPI), et appuyé par FoodShare Metro Toronto, Ontario Society of Nutrition Professionals in Public Health, the Counsil of Canadians, Fédération Nationale des Associations de Consommateurs du Québec et le Toronto Food Policy Council. Plus de 100 professeurs de nutrition, des médecins et d’autres professionnels de la santé de la Colombie Britannique jusqu’en Nouvelle Écosse ont aussi soutenu le rapport.

Selon Robert Cushman, médecin hygiéniste pour Ottawa-Carlton, “L’étiquetage nutritionnel est une des étapes les plus importantes que le gouvernement pourrait prendre pour réduire le risque des maladies cardio-vasculaires et d’autres maladies liées au régime alimentaire.”

“C’est une chose d’encourager les gens à bien manger--c’est une autre chose de leur donner les outils dont ils ont en besoin. Nous espérons que Santé Canada s’assurera d’avoir une information nutritive complète sur toutes les étiquettes de produits alimentaires,” a déclaré Debbie Field, directrice de FoodShare Metro Toronto, une organisation qui se consacre à la promotion des régimes sains. “L’étiquetage est particulièrement important pour ceux qui essaient de dépenser leur budget alimentaire de la façon la plus saine possible.”

“Bien qu’un nombre des aliments affiche l’information nutritionnelle sur l’étiquette, cette information est souvent incomplète ou bien basée sur des portions pas non-réalistes et qui rend les produits plus sains qu’ils ne le sont en réalité,” a déclaré Marsh Rosen, diéticienne au CSPI basée à Toronto.

Par exemple:

  • L’étiquette du jus V8 de Campbell énumère l’information sur la teneur en vitamine mais n’arrive pas à divulguer la haute teneur en sodium. Les régimes en haute teneur en sodium favorise la tension artérielle qui augmente le risque d’une crise cardiaque et d’une attaque d’apoplexie.

  • L’huile de maïs Mazola énumère l’information nutritionnelle par portion de deux cuillère à café, alors que l’huile de tournesol énumère l’information nutritionnelle par portion d’une cuillère à soupe (il y a trois cuillères à café dans une cuillère à soupe). Un coup d’oeil rapide sur les étiquettes nous laisse croire que l’huile de maïs contient moins de gras, mais, bien sûr, les quantités de gras par portion de ces produits sont identiques.

  • L’étiquette du Spaghetti Heinz indique “une bonne source de vitamine A et de fer,” mais n’indique rien au sujet du teneur en matières grasses, en gras saturé et en sodium.
“Les Canadiens ont un droit fondamental de savoir ce qu’ils consomment,” a déclaré le directeur du Council of Canadians Peter Bleyer. “C’est le moment d’adapter au 21e siècle les règlements sur l’étiquetage des produits alimentaires.”

Selon les sondages effectués sous les auspices de l’industrie, 79% des Canadiens croient que l’information nutritionnelle est importante, mais seulement 34% croient que les informations disponibles présentement sur l’étiquette sont suffisantes.

Un sondage réalisé au mois de mai 1997 par Canadian Facts pour le compte de CSPI a trouvé que 95% des Canadiens interviewés ont déclaré que l’information nutritionnelle sur tous les produits alimentaires emballés serait “très utile” ou “relativement utile.” Le sondage par téléphone auprès de 855 Canadiens a un marge d’erreur de 3%.

“La disponibilité d’information nutritionnelle sur pratiquement toutes les étiquettes de produits alimentaires aux États-Unis a changé d’une façon drastique la façon dont les compagnies vendent et les consommateurs achètent les produits alimentaires traités” selon Leila Farzan, une avocate chez CSPI qui a rédigé le rapport sur l’étiquetage. “J’espère que Santé Canada apportera des améliorations au modèle américain et fournira même aux consommateurs une étiquette plus utile.”

Depuis que l’étiquetage de produits alimentaires est exigé aux États-Unis en 1994, plus de 4,000 nouveaux produits alimentaires à faible teneur en gras ont été introduits sur le marché. En outre, les sondages montrent constamment que plus que la moitié des consommateurs regardent l’étiquette nutritionnelle la première fois lorsqu’ils achètent un produit alimentaire et un tiers a arrêté d’acheter au moins un produit à cause de l’information citée sur l’Étiquette.

Le Centre pour la science dans l’intérêt public est une organisation de défense des consommateurs à but non-lucratif dont le siège se trouve à Washington, D.C., avec du personnel supplémentaire à Toronto. Le CSPI bénéficie en grande partie de l’appuie 900,000 d’abonnés, y compris 75,000 Canadiens, à sa lettre de santé Nutrition Action. Le CSPI a mené la mise en place d’une loi qui exige l’affichage de l’information nutritionnelle sur presque toutes les étiquettes de produits alimentaires aux États-Unis et établit les normes pour toutes les énoncées de santé et de nutrition se trouvant sur les étiquettes.


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